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MAURICE BEJART |
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"Un inventeur de spectacle"...
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Né à Marseilles le 1er janvier 1927, Maurice Béjart commence à danser vers l'âge de 13 ans. Après la libération, il "monte à Paris" et se forme auprès de Madame Lioubov Egorova, Madame Rousanne, Vera Volkova, et Léo Staats.
Fort de cette base, il éprouve sa technique à Vichy (1946), auprès de Janine Charrat, de Roland Petit ("deux ou trois trucs") et surtout, à Londres, au sein de l’International Ballet de Mona inglesby. Il s'essaie à la création cinématographique au travers d'un film "L'oiseau de feu" (Stravinski déjà...) qui conte les amours difficiles d'une danseuse (Ellen Rasch) et d'un ténor (Tito Gobbi).
Pendant son service militaire, en 1953, il fonde sa première compagnie (12 danseurs) les ballets de l'Étoile avec Jean Laurent puis plus tard le Ballet Théâtre de Paris, "une troupe sans ...étoiles".
Invité dans l'antre des Pierre - Schaeffer et Henry - il découvre la musique concrète ("un coup de froudre" !) et créé en une poignet de jours "Symphonie pour un homme seul" dont la création eut lieu le 26 juillet 1955 au Théâtre de l'Etoile.
Le succès est immédiat, les gens se reconnaissent dans cet homme qui réagit, bouge comme personne, le corps pulsé par les sons, cette corde qu'il tente d'approcher et la femme incarnée par Michèle Seigneuret.
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A Bruxelles, le tout nouveau Directeur du Théâtre Royal de la Monnaie, Maurice Huisman s'intéresse à lui et lui commande un ballet. Et comme l'affirme le chorégraphe dans ses mémoires "quand ce diable d'homme a décidé quelque chose, cette chose arrive !". Et cette chose, c'est le "Sacre du printemps" réglé sur la partition de Stravinski. D'emblée, le triomphe est total qui signe la formation du Ballet du XXème siècle (1960), une compagnie internationale forte d'une soixantaine de danseurs.
Au "Sacre" qu'il "promène partout ... à Paris avec l'Orchestre conduit par Boulez ...devant Jacques Brel ou le docteur Lancan qui disait "ça fait follement Jérôme Bosch" , il ajoute le "Boléro" (1961), "Messe pour le temps présent" (1967) et "l’Oiseau de feu" (1970).
Depuis l'aventure se poursuit, là (à Bruxelles durant un quart de siècle) et là (à Lausanne, durant...un quart de siècle aussi !). A créer encore et encore des ballets au gré des interprètes, des musiques qu'il écoute ou d'une pensée qui l'empoigne.
Son répertoire s'étoffe, s'enrichit, gagne en diversité et continue de réjouir et étonner danseurs et public.
S'ouvrant vers les arts du spectacle il met également en scène une dizaine d'opéras, écrit trois pièces de théâtre, monte deux Molières à la Comédie Française, réalise deux films.
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En 1992 s'opèrent de grands changements : Jorge Donn le danseur phare de la compagnie décède et Béjart décide de réduire la taille de sa compagnie à une trentaine de danseurs.
Toujours séduit par la diversité et différents moyens du spectacle sa puissance créatrice se délie encore et prospère.
Parmi les nombreux ballets créés pour et par le Béjart Ballet Lausanne, citons :
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"Ring um den Ring", "Le Mandarin merveilleux", "King Lear – Prospero", "A propos de Shéhérazade", "Le Presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat", "Mutationx", "La Route de la soie", "Le Manteau", "Enfant-Roi", "La Lumière des eaux", "Lumière" "Zarathoustra", et tout récemment "La vie du danseur racontée par Zig et Puce".
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En 1994, Maurice Béjart est élu membre libre à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.
Plus d'une décennie plus tard Béjart fourmille de projets, crée une nouvelle troupe "la Compagnie M", promeut l'excellence et le travail total au travers de son École Rudra et poursuit plus que jamais son travail de création.
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