S'améliorer

Identifier et inventorier

Une fois l'évaluation effectuée le travail de fond débute vraiment. A la rigueur les difficultés si elles doivent surgir le font à cette étape.

Les résultats sont là qui présentent une vision globale et détaillée (selon le type de référentiel choisi) de l'établissement plus exactement de la manière dont il se prend pour prendre en charge la personne accueillie.

Il s'agit à présent de :

- les intégrer dans le nouveau système de connaissances et savoirs de l'établissement
- les comprendre : pour une communication interne efficace et une prise en main exhaustive et objective des préoccupations ainsi dégagées.
- les exploiter pour dégager des pistes concrètes d'amélioration.

En bref, il s'agit de dresser ce que l'on appelle presque partout "un plan d'action".

Les informations contenues dans l'évaluation sont donc à gérer c'est-à-dire à identifier et inventorier.

1/ faire un bilan.

On travaille sur le nouveau SAVOIR acquis par le moyen de l'évaluation et les moyens d'acquisition de ce savoir. On peut utilement s'interroger sur la réalisation elle-même de l'évaluation : analyser la manière dont elle s'est faite en faisant un bilan sur les difficultés ressenties et les besoins (de fonctionnement, de moyens, de qualité, de modes de communication ..) qui ont émergé durant son exercice.

2/ faire une synthèse.

La synthèse consiste à mettre clairement en lumière les qualités et défauts (écarts) apparus.

Il s'agit alors de relever ce qui peut être renforcé, amélioré, modifié, transformé ou supprimé eu égard aux critères qualité existants.

Sur la base de cet état de lieux qui formalise les points perfectibles et les besoins de changement, il importe de passer à cette étape décisive qui consiste à les formuler de façon détaillée en mettant en évidence leur poids et leur degré d'urgence avec l'indication du degré de liaison entre certains autres préoccupations également dégagées (on tente de gérer la complexité du système et ses liens).

Détecter les besoins d'amélioration

Que faire de ces nouvelles données et des résultats ?

1/ Se fier aux objectifs de la démarche

Si les objectifs initiaux ont été préalablement et clairement posés en amont, il s'agit de les reprendre pour se guider dans l'exploitation des résultats - synthèses et bilans et ne pas s'écarter de ce que l'on a attendu au départ de l'évaluation.

A la lumière de ce diagnostic interne, la Direction de l'établissement peut être amenée à formuler différentes orientations qui concernent sa politique en termes de moyens, de sécurité, de fonctionnement et de souplesse et donc de réviser son projet d'établissement dans par exemple, le postionnement donné à l'usager et les moyens de réponses aux problématiques soulevées lors de l'évaluation afin de mettre en adéquation l'approche conceptuelle de l'établissement, les réalités professionnelles et les prises en charge à assurer.

2/ Opérer des choix

Sachant qu'aucune structure ne peut mener de front toutes les actions pointées d'un même effort, parce que naturellement limitée dans ses moyens (effectifs, équipements, temps méthodes ...), des choix vont devoir être opérés.

C'est un acte stratégique qu'il convient de piloter pour l'obtention de résultats escomptés, à penser à la longueur possible dans la mise en oeuvre de certaines actions d'amélioration - des conséquences dans la structure, à mesurer les répercussions dans les autres secteurs ou auprès des partenaires - à mobiliser des moyens...mobilisables - sans déplacer ou entraver d'autres projets.

Cette phase est aussi laborieuse que celles qui l'ont précédées. Et son pilotage requiert la même rigueur et dynamique. Ainsi il est faux de penser que tout est fait sitôt l'évaluation faite.

C'est plutôt l'inverse qui survient: le plus gros du travail reste à faire qui doit être fait "dans les règles de l'art" pour ne pas anéantir tous les efforts consentis jusqu'alors.

Identifier les causes

Expliquer une chose c'est en partie la régler.

Aussi il est important de chercher à comprendre le pourquoi de dysfonctionnements mis en lumière ou détectés au moyen de l'évaluation. Cette phase participe au vouloir savoir qui conditionne l'évaluation et permet d'évoluer ensuite vers des perspectives positives à fortes valeurs ajoutées.

Des outils comme l'arrete de poisson (Ishikawa !) permet de travailler sur les causes et d'apporter des éléments de réponses satisfaisantes pour la suite. Car alors on sait sur quoi agir ensuite.

Décider les innovations nécessaires

A ce stade, le plan d'action s'affine. Les avantages qu'apporteront les solutions évoquées lors des phases précédentes, sont connus, les inconvénients qui disparaitront également. On connaît le cap, les modes opératoires, les délais et les investissements. L'outil d'aide de décision est optimal. Il s'agit de décider et donc de poser les objectifs à atteindre en termes de bénéfices (pour l'usager - la structure ), bonus important pour la prochaine évaluation interne !

Mettre en oeuvre une dynamique d'innovation

Tout le travail amont a clarifié ce que l'établissement souhaite :

- être,
- vouloir,
- savoir,
- faire.

Et la dynamique à enclencher doit pouvoir - au sein d'un plan d'action qui précise les moyens - les délais et les acteurs, croiser tous ces éléments :

  ETRE  VOULOIR  SAVOIR  FAIRE  
VOULOIR   Vouloir
Etre 
Vouloir
Vouloir 
Vouloir
Savoir 
Vouloir
Faire 
SAVOIR  Savoir
Etre 
Savoir
Vouloir 
Savoir
Savoir  
Savoir
faire 
FAIRE   Faire
Etre 
Faire
Vouloir 
Faire
Savoir 
Faire
Faire 


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