OHSAS 18 001

la qualité et la sécurité ...une histoire commune

Années 1950-1960

Période de l'OST Organisation scientifique du travail, une démarcation nette existe entre les fonctions de l'entreprise. L'approche est à ce titre analytique, procédant par constats. En terme qualitatif, un contrôle final est effectué afin de séparer le produit rebuté du bon produit sans véritablement chercher à déterminer les causes du déchet.

Dans le domaine de la sécurité, on se contente de constater et de soigner après accident sans analyser les causes, se limitant juste à appliquer et respecter le règlement.

Quoi qu'il en soit, la qualité et la sécurité sont vécues comme des contraintes coûteuses.

Années 1960-1980

L'approche systémique prévaut devant la complexité qui gagne l'entreprise. On ne se contente plus d'un constat final. Les causes des rebuts (de qualité), des accidents (en sécurité) sont recherchées. On s'intéresse ainsi au processus de production. De nouvelles structures et organisations (Assurance qualité - CHSCT pour la sécurité) se développent. Le rebut comme l'accident devient un terme ultime de facteurs complexes qu'on vise à maîtriser. La formation permet l'enrichissement des tâches des opérateurs.

La période actuelle

Les concepts de la Qualité et de Sécurité deviennent plus Globaux. C'est l'ère de la qualité Totale (ou Globale : TQM) et de la Sécurité Intégrée. Il ne s'agit plus de fonctions à part, elles s'intègrent dans le processus productif de l'entreprise et deviennent l'affaire de tous (et non plus seulement des experts). La perfection est alors visée (c'est l'époque des Zéros : zéro défaut, zéro accident). La normalisation et la reglementation se développent. On vise à maîtriser la qualité, l'environnement et la Sécurité prenant conscience d'intervenir en amont, c'est-à-dire dès la conception. Ainsi la qualité et la sécurité deviennent des impératifs pour vendre et ne sont plus considérés comme des générateurs de coûts.

Une racine commune

Cette racine commune concerne la défaillance. L'expérience laisse à penser qu'une amélioration qualitative va de pair avec une amélioration de la sécurité.

En effet, l'accident du travail comme la non-conformité en qualité provient d'une défaillance du système de production. Aussi réduire cette défaillance, c'est améliorer à la fois la qualité du produit et la qualité de la vie. Pour cela il faut connaître cette défaillance, cet événement hors norme et dont les causes peuvent être multiples : organisationnelles (infiltration de matières dangereuses pour cause d'insuffisance d'entretien préventif...), techniques (défaut de conception), humaines (erreur de perception, de communication, de décodage...). Ausculter alors les zones dédiées à ces causes tout au long de la chaîne processuelle.

Une influence réciproque

La qualité influe sur la sécurité.
Inversement, la sécurité ou la non sécurité a des conséquences sur la qualité. Ainsi un accident de travail, une perturbation d'ordre matériel, organisationnelle, liée au milieu ou à l'erreur humaine provoque une perturbation de la chaîne de production, des produits aux sorties non intentionnelles. Toutes ces conséquences sont nuisibles à la qualité.

Qualité et sécurité : des objectifs associés

- Anticipation : il faut anticiper la survenue éventuelle de la non-conformité produit ou de l'accident et viser à supprimer les risques de défaillance à leur source, c'est-à-dire pour le produit ou la machine, dès sa conception jusqu'à son utilisation.

- Mobilisation des ressources humaines : c'est une exigence commune aux deux domaines. Dans les deux cas, la prise en compte de la pyramide de Maslow s'impose avec un grand impératif de formation, de communication et d'information. Chaque acteur de l'entreprise doit en effet prendre conscience de son rôle d'acteur et non de spectateur.

- réduction des coûts : on l'a vu, la non qualité génère des coûts ainsi que la non sécurité (évalués entre 12 et 20 % des coûts salariaux).

Qualité et sécurité : une démarche commune

De nombreux points communs existent entre les deux démarches. La démarche Sécurité Intégrée et celle dédiée à la qualité totale ou même à la certification ISO 9001 visent à :

- Obtenir l'adhésion des hommes
- Organiser et gérer
- s'appuyer sur des méthodes et outils.

En matière de santé et de sécurité au travail il importe en effet selon T. FISHER* d'adopter :

- Une même philosophie de management : tous doivent concourir à l'améliorer. La réussite est un moteur bénéfique à l'organisation (absentéisme, climat social, qualité de vie, image de marque, dépenses).

- Une recherche continue de l'amélioration : des petits gains réguliers peuvent être plus efficaces que des actions puissantes discontinues. Chaque amélioration doit être communiquée pour démonter les progrès et maintenir la motivation

- Une analyse des variations : une séparation est faite entre les seuils normaux et anormaux de variabilité des performances. Si ces derniers sont atteints, une investigation est alors nécessaire.

- Importance de la mesure : la mesure des incidents n'occasionnant pas de dégâts fournit des indications à la qualité et à la sécurité.

- Rôle du client : en sécurité, le client c'est le salarié.

- Entraînement et motivation

- Rôle du management. Pour T. FISHER en qualité comme en sécurité 85% des problèmes ont leur origine dans le système organisationnel, pour seulement 15 % dans l'erreur humaine. Pour réussir, le management vise à ne pas blâmer le salarié mais résoudre les problèmes.


*FISHER : A quality approach to occupational health, safety and rehabilitation FISHER, T : "The journal of occupational health and safety - Australie vol.7 n°1 - février 1991, p.23-28.


OHSAS 18001 de quoi parle-t-on ?

Il n'existe pas à ce jour de norme ISO en matière de sécurité et santé au travail.
L'organisme britannique de normalisation BSI (British Standard Institute) a publié cette spécification dans le cadre des OHSAS (Occupational Health and Safety Assessment Series)… tout en la présentant explicitement comme n'étant pas une norme britannique.
Aujourd'hui, cette spécification est reconnue comme un "standard de facto" au niveau international en matière de sécurité et de santé au travail.


Elle répond à l'obligation générale de sécurité expressément prévue par le code du travail, et les neuf principes de prévention :
- éviter les risques (ex : sur un chantier de construction d’un immeuble à étages construire l’escalier avec les étages…),
- évaluer les risques qui ne peuvent être évités,
- combattre les risques à la source (ex : capter les poussières dans une installation de travail du bois…),
- adapter le travail à l’homme (et non l’inverse, penser ergonomie),
- tenir compte de l’évolution de la technique,
- remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins,
- planifier la prévention,
- priorité à la protection collective,
- instructions appropriées aux travailleurs


SOMMAIRE

1/ DE QUOI S'AGIT-IL ?
2/ Pour en savoir plus : un dossier complet

- BS OHSAS 18001
ACCUEIL :http://nathalie.diaz.pagesperso-orange.fr/html/ohsas/index.html

- les référentiels sécurité:
http://nathalie.diaz.pagesperso-orange.fr/html/ohsas/00000095b212b0687/index.html- le

- guide OHSAS : http://nathalie.diaz.pagesperso-orange.fr/html/ohsas/00000095b20d87801/ohsasguide.html

-http://nathalie.diaz.pagesperso-orange.fr/html/securite1.htm


- Qu'est-ce qu'un référentiel ?

C'est un document "cadre" qui liste une série d'actes, de performances attendues et observables sous la forme par exemple de critères dans le but de détailler un ensemble de capacités ou de compétences.

Il réside en une disposition de référence, et sert généralement de guide pour la construction et la vérification d'un système. Ce sont donc des modèles d'exigences.